Corée du Sud ou Japon, quel marché choisir
Deux marchés très différents, deux logiques d'achat, et des conséquences concrètes sur le prix, le délai et le type de véhicule accessible.
La différence fondamentale, prix fixe contre enchères
C'est le point qui change tout le reste.
Les véhicules sont vendus à prix fixe. Nous savons ce que coûte la voiture avant de vous engager, et nous pouvons vous annoncer un prix ferme. La négociation sur place est possible.
L'essentiel du marché de l'occasion passe par un système d'enchères. Nous suivons le véhicule, nous l'évaluons, nous fixons une limite avec vous, et nous enchérissons pour votre compte.
Cette mécanique a deux conséquences directes.
D'abord sur le prix. Nous pouvons donner une estimation, pas un prix ferme tant que l'enchère n'est pas remportée.
Ensuite sur le délai. Il arrive de perdre une enchère, parfois de très peu. Si le modèle recherché est courant, un autre se présente rapidement. S'il est rare, l'attente peut se prolonger de plusieurs semaines. C'est la contrepartie de l'accès à ce marché.
Ce qui distingue chaque marché
La Corée du Sud, pour l'équipement et la lisibilité
- ›Véhicules très bien équipés, les acheteurs coréens cochant largement les options.
- ›Prix fixes, donc engagement clair dès le départ.
- ›Parc qui se renouvelle rapidement.
- ›Véhicules majoritairement d'origine européenne, ce qui simplifie le retour en France.
Le Japon, pour la qualité
- ›Entretien rigoureux, véhicules souvent préservés bien au delà de ce que l'on observe ailleurs.
- ›Particulièrement net sur le haut de gamme et les grosses cylindrées.
- ›Accès à des modèles introuvables en Europe.
- ›Contrepartie : volume limité en conduite à gauche, format enchères.
Pourquoi trouve-t-on des véhicules en conduite à gauche au Japon
La question est légitime, puisque le Japon roule à gauche.
Ces véhicules viennent en grande majorité d'Europe, et pour une partie plus faible des États-Unis. Il s'agit de voitures importées neuves au Japon puis revendues sur le marché local de l'occasion.
Selon notre contact sur place, ce n'est pas la conduite à gauche en tant que telle qui est recherchée, mais le fait de posséder la version d'origine du véhicule. Une Mercedes conçue en Europe se possède en conduite à gauche, une Lotus britannique en conduite à droite.
C'est une explication culturelle qu'il nous a donnée, nous la transmettons telle quelle.
Pour vous, la conséquence est simple : il existe bien des véhicules en conduite à gauche au Japon, mais en nombre limité.
Nous ne proposons de la conduite à droite que pour des modèles qui n'ont jamais existé autrement, comme certaines Nissan Skyline GT-R.
Le point technique à connaître, les phares
C'est la principale spécificité du Japon, et elle mérite d'être expliquée correctement.
Même sur un véhicule en conduite à gauche vendu au Japon, les faisceaux d'éclairage sont réglés pour la circulation à gauche. Il faut donc les adapter avant l'homologation.
La variabilité selon la DREAL
Ce qui surprend, c'est que le coût ne dépend pas seulement du véhicule. Il dépend aussi de la DREAL qui traite le dossier. Certaines acceptent un faisceau plat, ce qui règle le sujet simplement. D'autres exigent des optiques d'origine prévues pour la conduite à droite.
Dans ce second cas, et particulièrement sur des optiques à LED, une paire de phares peut représenter plusieurs milliers d'euros.
C'est un point que nous vérifions et que nous chiffrons avant l'achat, pas après. Il entre directement dans l'arbitrage entre les deux marchés.
En Corée du Sud, la question ne se pose pas. Le pays roule à droite comme nous, les faisceaux sont déjà conformes.
Le suivi d'entretien
Sur les deux marchés, obtenir un historique complet n'est jamais garanti. Ce n'est d'ailleurs pas propre à l'Asie, la difficulté existe aussi en Europe.
Au Japon
C'est souvent tout ou rien. Si le propriétaire précédent accepte de transmettre son dossier, il est généralement complet et rigoureux. S'il refuse, il ne reste rien. Sur certaines marques disposant d'un suivi numérique, il est parfois possible de retrouver une partie des informations, mais ni systématiquement ni sur toutes les marques.
En Corée du Sud
L'entretien se fait fréquemment dans de petits garages indépendants, ce qui laisse peu de traces exploitables.
Dans les deux pays, l'entretien est réalisé correctement et dans les délais. L'absence de carnet ne signifie pas l'absence d'entretien, elle signifie l'absence de preuve écrite. Quand l'historique n'est pas disponible, nous vous le disons avant l'achat. Le véhicule fait de toute façon l'objet d'une inspection complète avant achat et d'un entretien avant livraison.
Comment nous choisissons
Le premier critère est la gamme du véhicule. Sur le haut de gamme et les grosses cylindrées, le Japon offre une qualité difficile à égaler. Sur le reste, la Corée du Sud présente généralement le meilleur compromis entre prix, équipement et lisibilité de l'opération.
Le second critère est la disponibilité réelle. Un modèle absent des enchères japonaises au moment de votre recherche ne sert à rien, aussi intéressant soit ce marché.
En pratique, nous regardons les deux et nous vous proposons ce qui existe réellement, en vous expliquant pourquoi.
En résumé
- ›Vous voulez un prix ferme dès le départ
- ›Vous cherchez un véhicule très équipé
- ›Vous préférez éviter toute question d'éclairage
- ›Vous avez besoin d'un délai maîtrisé
- ›Vous cherchez un véhicule haut de gamme dans un état exceptionnel
- ›Vous visez un modèle introuvable ailleurs
- ›Vous acceptez le fonctionnement par enchères et son incertitude sur le prix et le délai
Votre projet en tête ?
Décrivez-nous le véhicule que vous cherchez. Nous vous disons sur quel marché le trouver, et dans quelles conditions.
